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Cap ou pas cap !?

Dernière mise à jour : 24 avr. 2020

« Je grandis, tu grandis, elle grandit, ma petite entreprise » …

C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à un créateur/repreneur d’entreprise ; que son entreprise se développe sur ses marchés, traditionnels ou nouveaux, en pérennisant ses valeurs et sa culture.

Pas si simple, en réalité ! Alors, cap ou pas cap de croissance ?



A la question « dessine-moi la courbe de ton entreprise », il y a autant de réponses possibles que de situations d’entreprise. Entre la trajectoire imaginée et budgétée par le dirigeant et la réalité qui traduit une alternance entre les phases à coups d’accélérateurs et celles où l’on aurait le temps de vérifier les stocks 3 fois, il n’est pas toujours facile d’ajuster son plan d’actions. Alors, quels sont les signes avant-coureurs d’une hypercroissance ? Quels leviers utiliser pour passer un cap de croissance ?



# Les signes avant-coureurs d’une croissance très [trop] rapide


Plusieurs signes parlent d’eux-mêmes :


  • Les plaintes des clients et le feedback négatif augmentent

  • Vous manquez de trésorerie plus rapidement que prévu

  • Vous êtes continuellement en crise

  • Vous avez des problèmes de personnel

  • L’espace de travail se réduit à un placard

  • Vous ne reconnaissez pas tout le monde dans votre entreprise

  • Vous ignorez l’état de la concurrence

  • Vous ne faites plus de chasse aux petits gaspillages

  • Vous acceptez des commandes trop grosses pour vous.


Ces « symptômes » d’une entreprise qui grandit vite sont associés à 4 risques majeurs :


1. La perte d’image auprès de ses clients : lorsque le rythme s’accélère, le risque est grand de vouloir répondre à la demande du client, coûte que coute, en privilégiant le délai à la qualité, ou bien la prestation au SAV ;

2. La démotivation des équipes

3. Le stress du dirigeant

4. L’incapacité à lever le nez du guidon ; l’opérationnel prend le dessus, et il est alors très difficile de s’obliger à se mettre en mode « rétroaction » pour analyser la situation, pour reprendre une expression d’Elon Musk.

« Le démarrage et la croissance d’une entreprise dépendent autant de l’innovation, du dynamisme et de la détermination des gens derrière elle que du produit qu’ils vendent ». Elon Musk

# Piloter la croissance


Le dirigeant doit, pour accompagner la croissance de son entreprise, se réapproprier les indicateurs de pilotage de son activité, pour se donner les moyens d’objectiver ses décisions, à une croisée des chemins où il pilote « sans repères établis ».


  • S’appuyer sur une vision : quelques lignes stratégiques, incluant un progrès économique (ce que cela va rapporter à l’entreprise) et un progrès humain (ce que cela va rapporter à l’équipe)

  • Définir une ligne directrice inébranlable : elle doit être d’une stabilité à toute épreuve

  • Savoir adapter les priorités d’action dans le cadre stratégique défini : un travail d’équilibriste, place au » désordre ordonné »

  • Mobiliser l’équipe sur des objectifs à court terme (2, 3, 6 mois) : obtenir des résultats rapidement

  • Anticiper les besoins financiers : une augmentation trop rapide de chiffre d’affaires peut condamner l’entreprise, soit parce que le besoin en trésorerie est sous-estimé, soit parce qu’un client prend trop de poids et qu’un impayé serait catastrophique (d’où l’importance de diversifier sa clientèle dès le démarrage de son activité).


« Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir. Il faut aussi savoir improviser ». Isaac Azimov

# Manager, rechercher résilience plutôt que performance


Cette infographie issue d’une enquête* menée en 2018 auprès de 100 dirigeants d’entreprises en croissance rapide montre que le principal levier de succès [ou d’échec] d’un cap de croissance est la gestion du capital humain … Gestion des talents … Adaptation de la gouvernance …


Les principes clés ?


Diriger autrement … Lorsque l’on créée son entreprise on passe forcément par la phase d’homme-orchestre, où on fait en même temps qu’on décide. Le dirigeant doit savoir s’entourer, déléguer, lorsque l’entreprise grandit ; il est moins dans le « faire » ! Encore faut-il qu’il en ait conscience et que cela corresponde à son envie !


Faire évoluer la structure de l’entreprise : Une étape clé de la croissance, c’est la projection sur un organigramme du projet stratégique à moyen terme. Où serons-nous dans 5 ans ? De quelles compétences aurons-nous besoin pour y parvenir ? Quels cadres recruter ? Pour quoi faire ?


Embaucher et fidéliser … les meilleurs ! Cela paraît une évidence, mais un recrutement est bien plus qu’une lecture de CV … Dans une entreprise en mouvement, le facteur clé sera bien souvent l’adéquation du candidat au projet « mouvant » de l’entreprise. Viser le potentiel plutôt que l’employé-vedette à l’instant T !


Pérenniser la culture de l’entreprise : L'entreprise est la première victime de son succès : avec la croissance, l'équipe s'agrandit, on rigole moins, on gère davantage... Or, pour survivre, l'entreprise doit garder la culture qui a fait son succès.


  • Rappeler les VALEURS de l’entreprise … en continu : Elles sont immuables, mais intangibles, donc il est essentiel de communiquer

  • Accepter que l’entreprise CHANGE : Perception différente entre les « pionniers » et les nouveaux équipiers

  • Cimenter les RELATIONS entre les anciens et les nouveaux : Un cadre de travail ouvert, une communication fluide, une organisation où chacun a une place bien définie et connue de tous, la célébration des tops et l’analyse des flops.

Alors, prêt pour la croissance de votre entreprise !?

*Étude réalisée par l’Ifop pour KPMG réalisée en 2018 auprès de 100 dirigeants d’entreprises en forte et hyper-croissance

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